Évidemment, le distanciel présente aujourd’hui encore les avantages que nous avons énumérés plus haut, mais aussi des limites !
Par définition, les étudiants sont en cours d’apprentissage et les conditions de confort offertes par le distanciel éloignent parfois le cadre professionnel dont les jeunes ont besoin pour se mettre dans une posture d’apprentissage conscient. 🛋️ . Savoir faire la part des choses entre le confort et l’effort tout en faisant preuve d’une rigueur suffisante pour se connecter à chaque cours en distanciel peut demander une maturité difficile à atteindre à de si jeunes âges.
Outre la participation, le lien ne s’établit pas de la même manière à travers un écran que dans une véritable classe. Nos Awaykers, habitués à l’animation en présentiel, savent occuper l’espace pour mieux engager les apprenants et susciter un engagement physique au-delà de l’écoute, voire même parfois de la présence passive.
Nous avons de plus remarqué que les participants d’une même classe ne sont pas les mêmes lorsque les animations se déroulent en présentiel et en distanciel. S’il est plus facile pour certains de participer dans un espace virtuel, il ne leur est jamais impossible de le faire en classe « réelle ». À l’inverse, les étudiants ayant besoin d’être physiquement présents pour participer ont souvent du mal à se concentrer derrière un écran 😵
Ainsi, la démarche du distanciel, initialement pensée pour inclure et créer du lien, risque désormais de basculer vers l’exclusion de certains participants.
La vigilance est donc de mise, d’autant plus que les principaux concernés déclarent à 84% que le présentiel est la modalité la plus efficace (source : Learn Things).
De plus, selon la bien connue entreprise d’audit professionnel Deloitte, 78% des dirigeants considèrent que la formation en présentiel est essentielle pour développer les soft skills, comme la communication ou encore le travail en équipe.