La bienveillance est une posture qui se perçoit et est bien souvent ressentie par les apprenants. Si l’intention est juste et perçue de la sorte par les jeunes accompagnés, alors s’instaure une confiance dans la relation.
Chez Awayke, nous appelons cela « faire alliance ».
La relation de confiance et de responsabilité installée permet aux jeunes d’accepter plus aisément certaines limites posées par nos facilitateurs. Les publics accompagnés sont nombreux et très variés, mais ont malgré tout plus de points communs que de différences. Nos jeunes adoptent globalement une posture de méfiance, pour ne pas dire de défiance, lorsqu’ils ne comprennent pas quelles sont les règles et pourquoi elles sont instaurées.
Lorsque le cadre est posé et que l’alliance est faite, en toute bienveillance, alors l’opposition et la méfiance disparaissent, et les jeunes adhèrent à un cadre devenu sécurisant et juste.
De nombreux jeunes nous disent en fin d’atelier « on sent que vous êtes vraiment engagés et que vous aimez ce que vous faites, alors ça donne envie de faire des efforts ».
Nous comprenons alors que l’autorité dont parlait Cicéron était imposée, souvent sans justification car elle découlait d’une intention de pouvoir. L’autorité dont nos Awaykers font usage est finalement un savant mélange de bienveillance et d’exigence permettant de faire alliance avec les jeunes accompagnés.
Plutôt que de parler d’autorité, nous préférons donc évoquer l’exigence permettant aux jeunes de « mieux se connaître, pour libérer leur potentiel et trouver leur voie » !